(ci-dessous : le sommaire du blog, avec liens vers tous nos articles)
Le voyage touche à sa fin
!!
A l'heure qu'il est, nous sommes dans l'avion qui nous ramène à Paris : cet article est édité en différé.
Le vol nous menant de Katmandou à Delhi fut horrible, quoique court : jamais eu autant de secousses à bord d'un avion, ni jamais reçu un
repas aussi infâme et indigeste. Bilan : une demie-heure avant l'atterrissage, fait inédit : j'ai saisi vigoureusement le sac à vomi, et l'ai rempli en trois spasmes violents... Un gros vomi qui
m'a bien soulagé, contrairement à Delphes qui avait toujours la nausée, 24h après ! Il nous aurait fallu nous libérer de ce poids dans l'estomac à l'unisson, mais Delphes a malgré elle résisté
!!
Arrivés à Delhi, chez Philippe, qui depuis la dernière fois a été rejoint par Béa, sa moitié.
Programme : deux journées de glande, de retour au calme pour l'estomac de Delphes, de dernières emplettes, de dégustation du vin que tente d'importer Philippe dans ce pays où boire du vin
français n'est qu'un phénomène de mode chez les plus branchés des jeunes riches de Delhi...
C'est notamment pour ne pas avoir à répondre à ce genre de question dérangeante par son manque de
substance, tellement il est impossible d'y répondre simplement sans réponses toutes faites ("...euh.. c'était super ! ...sauf quand on était malade."), qu'on a tenu ce blog. Ainsi, ceux qui
ont porté un réel intérêt à nos aventures ont pu les suivre en direct, relatées avec précision, et pénétrer un peu de notre intimité quotidienne. Ils ont pu suivre le fil de nos réflexions
induites par la découverte, la rencontre, et par là suivre un peu nos évolutions personnelles...
Nous revoir sera alors le complément ou l'aboutissement du bout de chemin que nombre d'entre vous avez fait nous suivant par nos écrits
et photos ! Car vous êtes nos intimes, chers lecteurs !
L'heure du bilan...
Les premiers pas de ce voyage se rappellent à nous :
. l'arrivée au Cambodge, avec ses quelques fameuses rencontres amicales
(Morgane, Marianne, Matthieu), l'émerveillement à Angkor Wat, l'incompréhension du monde expat' anglo à Kep, la plongée dans l'horreur des idéaux poussés à
l'extrême des Khmers rouges à Phnom Phen, la douceur de Kratie, la poussière du Rattanakiri...
. la traversée du Laos, avec ma tourista dans les "4000
îles" du Mékong, notre beau périple à moto dans le plateau des Boloven, et autour de Tha Khaek, quelques visites à Vientiane, le bijou de Luang Prabang, où nous
tentons l'amitié Lao-touriste avec Da, puis le calme de Muang Ngoi, sur les rivières du nord...
. le passage en
Thailande, via la folie de Bangkok, puis l'infrastructure touristique dénaturante de Koh Lanta, et ses expat' français sympathiques...
. le coup de coeur au Myanmar,
dans une grande boucle fatigante, via la capitale, Yangon (Rangoon, où nous rencontrons Chris et Aurélie), puis le Lourdes local ("Golden Rock"), le trek de Kalaw à Inlé et
notre super guide, la splendeur du lac Inlé, l'estomac en vrac de Delphes à Mandalay, Pinh U Lwin et ses jus de fraises, puis les journées caniculaires à vélo au milieu des
multiples temples de Bagan...
Une grosse transition, avec l'arrivée sur le sous-continent Indien :
. en Inde, pays où de nombreuses
vies humaines sont réduites à très peu de choses, l'adaptation difficile à Kolkata, où nous rencontrons Kader le tatoué, des chrétiens de la région de Darjeeling, les retrouvailles
avec le bouddhisme à Bodhgaya, où Bouddha a atteint l'illumination, puis le coeur des croyances Hindoues à Varanasi, la pureté du Taj Mahal à Agra, la douceur
d'Orchha, la finesse des temples de Khajuraho, avec leurs sculptures érotiques, et la crise de palu présumée de Delphes, avant de pénétrer dans le Rajasthan à Jaipur, en y
découvrant le business des pierres et du bijou avec l'atypique Roberto, puis Bundi, coup de coeur de la région où nous rencontrons David le québéquois, Chittorgarh et son immense
forteresse perchée, Udaipur et son lac, ses palais, et notre grand prix d'interprétation Rajasthani en public, écrasant nos concurrents Muriel et Antoine, la splendeur du temple Jaïn de
Ranakpur, la forteresse mythique de Jodhpur, et enfin la cité du désert, Jaisalmer, où nous sommes allés nous rabotter le croupion sur des chameaux, avant de découvrir
Delhi, et les bons Chablis de Philippe...
. la boucle finale au Népal, encore fraîche dans nos esprits, en
démarrant par l'immersion dans la faune du parc national de Bardia, dans le Teraï occidental, avant de filer vers le centre, dans la jolie ville de Tansen, puis Pokhara, et
notre trek avec Richard le pompier Roannais, au coeur des Annapurna, puis ma tourista dans la cité médiévale de Bandipur, et l'arrivée dans la vallée de Katmandou, avec les
visites des sites de Bodhnath, Patan, Pashupatinath, Swayambunath, Bakhtapur, Changu Narayan, la rencontre de Célia, l'espagnole bouddhiste sans papiers, celle d'Adnan le marchand de tapis, et le
shopping à Thamel...
Voilà pour les étapes et rencontres principales !!
Ces étapes impliquent quelques déplacements, avec précision :
Vous aimez les chiffres ??? Notre voyage, c'est aussi, à la louche :
Ce n'est pas chiffrable, mais Delphes a très nettement amélioré son anglais !! Eh oui!
Le bilan, c'est aussi évaluer les sujets muris, les réflexions abouties et les capacités
développées : un regard affuté, plus de discernement dans le jugement, le lien à l'humain exploré sous toutes ses formes, l'affirmation de soi et le savoir-vivre dans des milieux hostiles, ou
basiquement inhabituels, impliquant un changement total de nos repères individuels, références culturelles... bref, l'adaptation, et l'ouverture vers l'extérieur, vers autrui, et en même temps la
défense dans des situations à risque et, tout le temps, savoir faire des choix...
Mais aussi la curiosité, la soif de découvrir des cultures différentes, de tenter de les comprendre, sans jugement, de constater les
interactions, les effets de la globalistation en marche, la recomposition des valeurs locales, amenant parfois les habitants à une véritable schizophrénie, tiraillés entre un mode de vie encore
très basé sur des traditions anciennes, et des aspirations à la "modernité" occidentale, à l'acquisition de biens, à l'argent facile...
Trop complexe, un bilan !
Sur ces sujets, vous rencontrer et discuter avec vous sera plus constructif que pour le récit des faits
eux-mêmes...
C'est simplement une page de 5 mois qui se tourne, une tranche de vie, quelconque pour certains, décisive pour d'autres, durant laquelle l'actualité (au sens médiatique du terme, comme au sens individuel) a continué son petit bonhomme de chemin sans nous ; nous allons reprendre un train en marche, impatients de recoller les fils qui nous lient à vous, si la distance les a effilochés, de réactualiser notre vision de vos vies, de vos personnes, de prendre en compte les évolutions qui ont été parallèles aux notres durant cette période.
On nous demande souvent si le retour ne va pas "être trop dur", si "l'atterrissage" ne sera pas trop
pénible, et notamment si le travail ne sera pas... incipide ? fatigant ?
Si, si, sans doute. Mais nous préparons le retour depuis un moment dans nos têtes et nos dialogues à deux.
Des projets en découlent, évidemment. Le voyage n'était qu'une étape, pas une fin en soi. Il faut continuer à avoir ce regard du voyageur chez soi, à savoir regarder, écouter, sans nécessairement
se taper le cul durant des dizaines d'heures à l'autre bout du monde !
L'exercice, en voyage, est dense et permanent ; il faut le voir comme une "formation" personnelle, un peu comme nous allons devoir le
faire, dans notre vie professionnelle !
La liste des exercices qu'implique le voyage est longue, celle des acquis aussi, sans doute...
Pour notre couple en tout cas, c'est une certitude. Comme vous l'imaginez, c'est un riche échange que nous avons vécu au quotidien !
à suivre !!!!
le soir à jaisalmer, Inde
éguiser un couteau avec son vélo, Delhi
en bus au Népal
camp de base des Annapurna, Népal
Le quartier de Bohnath, Katmandou, Népal
La fréquentation de notre beau blog est au plus bas... Sans doute notre épopée est-elle dejà
terminee, dans la tête de chacun, puisque nous rentrons sous peu...
Qu'à cela ne tienne ! Consciencieusement, je vais vous relater les derniers jours écoulés, depuis notre arrivée dans la vallée de
Katmandou.
Nous sommes arrivés en bus depuis Bandipur, au terme d'un trajet évidemment chaotique, nous voilà à
Bodhnath.
Ce bled de la "banlieue" Est de Katmandou est l'emplacement de l'ancienne porte de la ville pour les tibétains, Katmandou étant
depuis toujours, avant tout, une escale sur l'importante route commerciale reliant l'Inde au Tibet. A cet endroit, les tibétains ont construit une des pagodes majeures de leur culte (bouddhique),
où ils venaient prier pour remercier d'avoir survécu au passage de la chaine Himalayenne, ou prier pour y survivre ! Suite à l'annexion chinoise du Tibet en 59, de grandes quantités d'exilés
ont afflué du Tibet, et ont construit, comme a Bodhnath, une véritable petite cite tibétaine.
En sejournant a Bodhnath, on a donc la sensation nette de faire un petit séjour au Tibet ! On y croise ces sympatiques
asiatiques au visage large, aux yeux franchement bridés, et au sourire souvent charmant. Les mamies revêtent toujours leur tenue traditionnelle : une robe sombre sans manches, laissant apparaitre
les manches d'un chemisier fleuri, et un joli tablier a la taille, au complexe motif rayé, dont les couleurs témoignent de la région d'origine de la personne ! En fond sonore permanent, les
chants de prière scandés en boucles par les boutiques de CD, les cliquetis des petites simbales des moines et, le matin surtout, les sons sourds et vibrants des grosses percussions
tibétaines mêlés aux si célèbres longues trompettes prévues pour résonner dans les montagnes...
Le premier jour, nous nous reposons dans ce quartier atypique, flanant entre les boutiques de drapeaux de prière,
d'encens, de tenue de moines (fameux bordeau, comme le dalai Lama), de divers objets de culte... Les monastères sont nombreux, remplis (notamment d'étrangers initiés au Bouddhisme, ou effectuant
des stages d'instruction, de méditation...), et la foule est permanente autour du stupa du temple (cf photos bientot !), tournant autour (sens des aiguilles d'une montre), souvent en
faisant tourner les moulins a prières placés dans le mur qui entoure la pagode (comme toujours chez les tibétains, a priori) : nous découvrons des rituels bouddhiques inexistants ailleurs !
Je suis tres faible : la dernière tourista a puisé dans les batteries, déjà pas vraiment surchargées en cette fin de
voyage !
Le deuxieme jour, nous partons à la rencontre d'un médecin tibétain, nos traitements chimiques n'apportant pas grand chose
a mon manque total d'énergie et d'appétit... Il effectue son diagnostic comme on le ferait en médecine traditionnelle chinoise, apres un petit interrogatoire, en prenant mon pouls
"énergetique" aux poignets. Il est formel : le flux énergetique du méridien de l'estomac est anormal, c'est à ce niveau qu'il va falloir procéder. Je suis prêt à suivre ses
conseils ; il revient quelques minutes après avec des petits sachets remplis de boulettes sombres (crottes de biques ?), et des instructions de posologie. C'est parti, nous essayons un nouveau
type de médecine !
Apres cette visite, nous partons visiter Pashupatinath, sanctuaire hindou le plus vénéré de la ville, et même
du pays. Une petite marche, depuis Bodhnath, nous amène sur la colline qui surplombe le site hindou, et d'où on peut le contempler sans déranger les fidèles : c'est un lieu de crémation
important (comme l'est Varanasi en Inde). De fait, l'entrée à l'intérieur du temple est interdite au toursite. Ca semble justifié lorsqu'on aperçoit un con de français qui, muni d'un gros
appareil photo, approche à 2 mètres d'un corps en instance de crémation pour le prendre en photo, sans tenir compte des membres de la famille en présence...
De Pashupatinath, nous rentrons nous reposer à Bodhnath... pour mieux repartir, en fin d'après midi, via un parcours en
micro-bus sur le "périph" de Katmandou, où alternent pousses de chanvre et tas odorants de détritus, vers Swayambhunath, site bouddhiste important sur une colline à l'Ouest de la
ville. On y monte en croisant quelques fidèles aux facies tibetains, et quelques macaques (aucune comparaison), et au sommet on découvre un petit "Bodhnath" miniature, entouré de multiples
petits stupas, et d'inévitables échoppes à touristes... Le site offre un joli point de vue sur l'agglomération de Katmandou, et on devine les collines et montagnes qui l'entourent, à travers le
nuage de pollution et de poussière...
Le troisième jour, nous filons (via un parcours long et complexe avec différents mini-bus) à la découverte de
Patan, au sud de Katmandou, cité médievale regorgeant de vieux batiments typiquement Newar. Nous y découvrons une densite de patrimoine architectural impressionnante,
avec, à chaque coin de rue, un petit temple en briques à toit etagé, ici, une belle maison à ses fenêtres en bois si finement ouvrage, là, un ancien temple devenu ecole... Ce bled
médieval nous charme !
On aboutit, a l'extremité sud de Patan, à un quartier où l'on est sensé trouver un camp de réfugiés tibétains ; en chemin,
une inhabituelle boutique de tapis -superbes- attrape notre regard. Une petite hésitation et, soudain, nous nous risquons a l'interieur... La trajectoire du voyage est le fruit d'un éternel
choix, du type pile ou face ! Cette fois, c'est pile... (a suivre)
Qatrième jour.
Je me sens mieux, j'arrete de bousculer Delphes en marchant dans la rue : mon corps se raffermit ! Vive le médecin tibétain, et
ses crottes de bique !
Nous partons a la découverte de Bakhtapur, respectant ainsi notre découverte crescendo du patrimoine
architectural népalais ! La vallée de Katmandou est truffée d'anciennes cités (qui furent importantes dans l'histoire local, un jour...), dont certaines sont classées au patrimoine mondial de
l'Unesco.
Bakhtapur est de celles-la : elle est reputée pour etre LE bijou de la vallée, quasi exclusivement formée de vieilles batisses
datant de la même glorieuse époque. Son "Durbar Square" (place du palais) dépasse celui de Patan, déjà incroyablement riche (nombreux temples, certains très gros et impressionnants...). Nous
passons dans cette petite ville de 65000 habitants (quand meme) une très agréable journée, en nous baladant, zigzagant presque au hasard dans les ruelles labyrinthiques, exemptes de trafic
automobile...
Bakhtapur est proche du très ancien temple hindou de Changu Narayan, où nous pousse notre curiosité...
Un petit bus nous y amène (Delphes a pour voisin un gosse de 10 ans fan de musique indienne et plutot locace, moi un vieux népalais qui sent mauvais), et nous découvrons un lieu calme et peu
fréquenté par les touristes -contrairement a Bakhtapur- juché sur une colline. Certaines sculptures, dans la cour du temple, datent du IV eme siècle !! Les poutres de soutainement et lintaux de
toiture du temple sont finement sculptés, et l'allure globale est classiquement celle d'une pièce carrée fermée, surplombée d'un toit à triple étage.
Nous descendons de la colline à pied, face opposée a celle d'où nous venions, pour rejoindre la route qui nous ramènera a
Bodhnath. La promenade, lézardant dans une petite forêt, puis au mileu de champs de riz, nous ravit. Puis, après 10 minutes d'attente, un micro-bus bondé arrive : Delphes passera tout le trajet
voutée au milieu, serree de toutes parts, et moi debout a l'exterieur du bus, appuyé sur le marche-pied de la porte. Nous rentrons crevés par cette grosse journee, poussiéreux et collants...
Cinquième jour : nous avons eu notre compte de visites culturelles, arrivant a quasi saturation pour ce qui est des petits
temples à toits étagés... Nous optons, pour nos deux dernières journees au Népal, pour un bref séjour dans Katmandou "downtown", jusqu'à present ignoré.
Au programme : shopping à Thamel, le quartier ultra-touristique où alternent boutiques de souvenirs, show-rooms de
vetements (ceux-la memes qu'on retrouve dans nos boutiques de fringues "indiennes" en France !), restaus chéros, hotels, rabatteurs, chauffeurs de taxi proposant de quoi fumer, mendiants... Le
quartier n'a rien de bien agréable ni de bien typique, mais nous y trouvons un côté fonctionnel : le choix de sappes est tout simplement démentiel, a prix faibles comparativement à ce qu'on
trouve chez nous...
Outre cette cession shopping, la visite des vieux quartiers de Katmandou -et notamment son Durbar Square- ne manque pas
d'intérêt ! On nous avait parlé d'une énorme et affreuse ville polluée, nous découvrons des zones vivantes, une ambiance bien népalaise, ne manquant pas de charme ! Ainsi que quelques
forts éléments de la culture locale, tel ce temple où vit recluse une fillette de 5 ans, qui a été élue "Kumari", jusqu'a sa puberté : une déesse vivante (!), éternelle fillette vénérée comme
telle, tradition qu'entretiennent les népalais depuis des lustres... On n'est plus étonné de rien dans ces pays !
Une nuit dans le centre (ancien quartier Hippie a Freak Street), et nous paufinons nos emplètes le sixième jour. Apres quoi
nous filons a nouveau vers Patan, retrouver cette boutique de tapis qui nous a happés trois jours plus tot... La tentation est un vice que nous laissons parfois opérer en voyage, lorsqu'on sait
que de belles occasions risquent de ne pas se présenter a nouveau... Deux bonnes heures après, devenus quasi-potes avec le marchand de tapis (Cachemiri expatrié, passionné de tapis, perdurant une
ancienne tradition familiale, important des pieces du Cachemire, d'Iran, et d'Afghanistan...), avec un tapis Afghan de 3m2 sous le bras... Ce gros caprice de fin de voyage nous fait sourire,
et déjà il nous faut cogiter sur la manière de ramener ça en France...
Retour a Bodhnath, pour notre ultime nuit au Népal. Le temps de ficeler nos sacs, et nous repartons dans le
quartier du Stupa principal. Nous y découvrons une foule dense, tournant toujours en rond autour de l'édifice sacré, allumant plus de bougies a beurre que jamais, priant a haute
voix tout en marchand... Nous l'ignorions : aujourd'hui est "Buddha Jayanti", l'anniversaire de Bouddha... La ferveur est a son comble, tous les tibetains du Népal semblent s'être donné
rendez-vous ce soir ! Le stupa est couvert de girlandes lumineuses, un brouhaha mêlé a la fumée des batonnets d'encens allumés par centaines rendent la scène magique...
Nous trouvons un cyber-café, où je tape cet article, et au moment de payer, un des deux charmants employés nous dit
chaleuresement :
"never forget Nepal !".
Evidemment qu'on n'oubliera pas le Népal ! Même si nos organismes fatigués demandent de rentrer a la maison, c'est le
coeur gros que nous quittons ce pays si acceuillant...
...
Un avion nous emmène demain matin pour Delhi*, où nous remplirons au maximum nos sacs (chez Philippe), et effectuerons peut-être
quelques derniers achats, durant les trois jours qui précèderont notre départ pour Paris, le 13...
(*afin de prévenir les critiques : oui, encore un foutu signe d'embourgeoisement, un trajet en avion... Le programme initial prévoyait une sortie du territoire Népalais en bus, un passage de
24-48h à Varanasi -"Bénarès", pour ceux qui n'auraient rien suivi- et un retour en train de nuit pour Delhi... mais la qualité des transports au Népal étant ce qu'elle est(greves bloquant les
routes de journees entieres...), amenant à une telle incertitude quand à l'heure ou le jour d'arrivée de n'importe quel trajet, qu'il nous a semblé risqué de programmer quoique ce soit, et
risquer de se retrouver bloqués à la frontière, de rater notre train pour Delhi, et peut-être notre avion pour la France. Ajoutons à cela le fait que nous nous plaisions au Népal et décidions d'y
passer les 3 ou 4 jours de plus qu'il mérite... et notre fatigue accumulée... l'avion a emporté notre choix !)
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