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Mardi 30 décembre 2008 2 30 /12 /Déc /2008 12:33
   Un cyber-cafe ! Vite, vite, tentons de rattraper notre retard... Deux articles pour le prix d'un, du coup, car j'ai peur que le recit devienne indigeste par sa longueur... d'autant qu'il semble impossible de trouver des accents et cedilles sur ce clavier, j'en suis desole ! Je peux ecrire en Lao, par contre, si vous voulez. Revenons a nos moutons.

   Nous avons quitte Phnom Penh le lendemain des fabuleux recits de delphes, me semble-t-il. Nous avions ce jour-la visite (pardon encore pour les accents manquants, je tenterai de rebricoler ces textes quand ce sera possible) le Musee National de Phnom Penh, avec ses belles collections de statues khmeres, qui viennent completer les magnifiques temples explores les jours precedents, d'ou toutes les statues ou presque ont ete enlevees par securite, et le palais royal, sensiblement moins interessant et un peu cher, bien qu'on y voit quelques beaux monuments avec les classiques toitures khmeres si fines. La visite du palais royal semble orientee vers les locaux, qui s'y plaisent visiblement bien et semblent se reapproprier leur royaute (qui comme ailleurs n'a qu'un role de representation). Le roi est signe de stabilite, on peut comprendre que le peuple cambodgien en ait besoin.

   Nous voila donc partis le lendemain pour : le Ratanakiri. Saisissez vos atlas (je ne doute pas un instant que chacun en ait un...) : le Ratanakiri est la region en haut a droite sur la carte, c'est a dire, pour les erudits, au nord-est, au bord des frontieres Laotienne et Vietnamienne. Region montagneuse (le terme amuserait nos alpins endurcis), boisee (le terme nous derange un peu, etant donnee la deforestation massive que subit cette region, parmi tant d'autres), et poussiereuse (c'est si vrai).
   Un bus nous emmene d'abord a Kratie -prononcer "kratche", avec un accent aigu, avec sur le trajet une habituelle petite halte qui nous offre une nouvelle decouverte gustative, le criquet. Fameux ! Kratie se revele etre une sympatique bourgade, accueillante et souriante, plutot jolie (pas detruite par les guerres, et melant donc quelques maison d'un style colonial tres classique decrepies et les grandes maisons en bois sur pilotis, au milieu d'un habituel tableau de cocotiers, bananiers, toutous, gamins avec un bras en l'air et un "hello" a la bouche, reparateurs de becannes...). On y passe le reste de la journee, avec une magnifique lumiere exhaussant ce beau tableau pittoresque, et une halte pour la nuit. Le lendemain matin nous emmene a velo sur une jolie petite ile du Mekong sablonneuse ou vivent et travaillent de souriants agriculteurs cambodgiens.
   A midi, nouveau bus, nous emmenant pour Ban Lung, ville poussiereuse sans interet servant de capitale a la province du Ratanakiri. On decouvre sur la route la terre si rouge qu'on voit si souvent en Asie, et qui deteint tres haut sur la vegetation environnante :  la poussiere  est partout ! Ca n'impressionne pas vraiment si on constate ca depuis un bus hermetique ou en le lisant  dans un blog de touristes, mais je vous assure que ca devient tres vite desagreable, notamment en  se deplacant  comme tout  le monde a moto, ou l'air est souvent irrespirable, et ou les yeux souffrent !
  
   Bref. Pas grand chose a dire sur Ban Lung, en soi. Nous y passons quelques jours agreables avec un denomme Matthieu, parfois flanque des 3 anglophones (pour simplifier) qu'il a rencontre quelques jours avant. Nous tentons ensemble un projet d'escapade dans le parc national du coin, pour un trek qui s'avere vite trop couteux. Tant pis... L'idee est troquee contre celle de decouvrir les environs a moto, ce qui donne a Matthieu l'occasion d'une petite erreur de debutant sur la sienne, et me donne celle de pratiquer quelques actes infirmiers sur ses bobos pendant quelques jours ! Chute sans gravite, mais bete. Quelques heures a se promener et a se baigner dans un lac circulaire (cratere de meteorite, dit-on ?) borde de jolies forets de bambous, 2 sympathiques elephants croises sur la route, chutes d'eau, et meme, en prime, une petite chute de Delphine. Anodine, rassurez-vous. Et une journee sur route dans un etat typiquement cambodgien, pour visiter un autre coin un peu plus au nord, et notamment un village au bord d'une riviere, peuple de minorites chinoises, lao, et ethnies locales. Pas de bobo, mais une belle couche de terre sur tout le corps a la fin de la journee !

  Vient le temps de penser a quitter le Cambodge et Matthieu, mais il faut d'abord que noel se fasse, et a cette occasion extraordinaire nous accompagnons notre ami avec ses 3 anglophones (il m'en voudra de parler d'eux comme ca... disons que, lu par des francais, ce raccourcis prend parfois un certain sens ! Je parle volontiers plus des anglophones d'exception qui meritent une autre appellation !), dans le restau cher du coin... Au menu : les memes choses qu'ailleurs, mais beaucoup plus cher. L'endroit est tenu par un francais (on voit d'ailleurs dans un coin son enfant metisse ouvir ses cadeaux sans joie manifeste, seul. Noel n'a vraiment aucun sens sorti d'un contexte culturel et familial ! Pour notre part, d'ailleurs, nous nous passons tres bien de ce phenomene culturel, et commercial, cette annee). C'est d'ailleurs, a priori, ce restau chic qui m'a transmis les vilaines bacteries qui m'ont cloue quelques jours avec une mauvaise tourista (la premiere du sejour !!), et dont je sors tout juste, avec un peu mois de poids.

   Nous voila dans un nouveau bus, en direction de Stung Streng (imprononcable tot le matin a jeun), ou nous enchainons dans un mini-bus en direction de la frontiere Laotienne. Elle finit par se presenter : classique, avec une barriere en bois en travers de la route, un cabanon en bois au bord, avec, tout autour, des touristes remplissant des papiers, et, dedans des militaires propres sur eux qui comptent les dollars qu'ils arrivent a leur soutirer. 50 metres plus loin, la meme chose, en sens inverse, avec un drapeux laotien. Au milieu de tout ce monde, je parviens a desappointer le douanier qui me demande 2 dollars par personne pour les tampons (que tout le mode paie sans broncher, alors que ca s'apparente carrement a un racket : on ne paie jamais pour un tampon !), et il me rend discretement les passports sans mot dire : pas de vagues en public. En revanche, cote laotien, la chance nous sourit moins, car nous sommes seuls face a eux, et parvenons seulement a negocier le tarif : ce sera 3 dollars pour deux ! Quelle pitrerie. Reconnaissons a leur decharge que les soldats sont tres mal payes...

                                                                                                                                ...a suivre ! demain, a priori
Par delftom
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