Namaste !
Petite mise a jour, par Delphes.
Le retour a Pokhara fut consacre a une saine activite, se requinquer de bons petits plats qui nous ont manque dans les montagnes : poulet, legumes, fruits ! Mais ces derniers n'ont malheureusement pas epargne Tom qui nous a refait une bonne tourista, une grosse derniere fois, histoire de ''perdre un os'' en plus de son pantalon (confirmation dudit Tom).
Avant-dernier trajet en bus, on commence a les compter ! 3h de route, mais 1h30 d'attente a la gare routiere, pour aller a Bandipur. Ce veritable -je cite- ''tresor du Nepal '' vaut bien le detour. Mais le village se merite ! C'est dans une jeep bondee que nous gravissons la colline sur une route sinueuse, de quoi vous donner correctement la nausee.
Bandipur est un village pietonnier, niche sur une crete, aux maisons de style Newar, c'est -a-dire construites de briques rouges et aux fenetres sculptees en bois, avec toits d'ardoises, anciennement dirige politiquement par Tansen (autre etape du voyage que nous avions bien appreciee).
On est tres vite charme par les rues de ce village qui, apres l'ecole, se transforment en immense cour de jeux pour les enfants. Chacun joue et s'eclate, parfois a diriger un cerceau avec un fil de fer, a jeter un caillou en l'air pour le rattrapper, a lancer un disque de bois pour le faire revenir a soi, parfois a se suivre en faisant les meme gestes, ou encore a emmaillotter de jeunes chevreaux en guise de poupons... Le tout, confondu dans des eclats de rires communicatifs. Des bambins libres et heureux de deambuler sans danger dans les rues de leur village, ca fait plaisir a voir !
Le village est truffe de jolis petits temples aux toits a etages, entoures de lampes a beurre, typiques du Nepal. Les maisons sont, pour la plupart, bien conservees, grace a un projet de developpement touristique intellignet, n'autorisant l'ouverture de petits hotel que dans de vieilles maisons restaurees. Certaines batisses sont en cours de restauration, d'autres sont encore abandonnees... le tourisme galoppant oeuvre ici pour le patrimoine !
Les complexes hoteliers, le terme est un peu fort, sont plus que simples... Il nous est arrive de visiter des chambres un brin ''kitch'', que des habitants mettent a disposition, et ou l'on se sent ''comme a la maison'', mais ici, comme a la maison aussi, les toilettes sont dehors apres une descente de 2 etages en bois grincant, et cela ne convenait pas aux intestins imprevisibles de notre Tom. Nous optons donc pour une chambre dont les sanitaires ne sont pas loin...
La vue depuis le village donne, en temps clair, un joli panorama sur le massif des Annapurnas, mais au premier plan, c'est plutot sur des bananiers, des cultures du riz et du mais en terrasse, et des jardins bien entretenus, avec des troupeaux de chevres menes par des gamins, des poules picorant et montrant l'exemple a leurs poussins, et des mamies portant une hotte remplie d'herbes ou de bois, a laniere frontale.
Tom est extenue par ses soucis intestinaux, ce qui nous vaut une journee entiere a bouquiner pour nous reposer. Nous rencontrons bon nombre de touristes francais, tous a la recherche du calme de ces coins privilegies.
Nous passons un peu de temps a nous balader dans les rues seduisantes de Bandipur, en croisant petits et grands, les mains jointes pour nous saluer
-''Namaste !'' sur notre passage...
Le 2 mai, c'est la fete d'une des castes du village, ou une des familles (difficile a comprendre), toutes les femmes sont joliment habillees, parees de bijoux et de tikka epais sur le front, le rouge et or domine. Une parade de percussions suivie de femmes aux corbeilles de fleurs forment un cortege dans les rues du village, et le soir venu, nous offrent le spectacle de danses rituelles sur des rythmes tribaux rappelant ceux des khmers.
La nuit, une tempete de vent et de pluie s'abbat sur la vallee, degageant ainsi la vue sur les montagnes le matin de notre depart pour Kathmandou...
Dernier long trajet de bus du voyage, nous partons de Bandipur le matin pluvieux du 3 mai. Depart en jeep secouante vers le village ou nous devrons encore prendre un bus vers la capitale. Nous sautons rapidement dans une mini bus recent. Il est 10h du matin, et vers 13h, une longue file de plusieurs kilometres de camions et bus sont a l'arret sur notre voie. Mais notre bus les depasse, pour s'arreter finalement en bord de route. Et, sans dire un mot d'anglais, notre chauffeur s'adresse a ses passagers : nous comprenons qu'il s'agit la d'une greve, comme il est si courant au Nepal. Nous restons a l'arret presque 1 heure puis repartons, mais cette fois-ci vers un chemin caillouteux, de campagne, un soi-disant ''raccourci'' que notre conducteur juge utile de prendre.
Nous sommes visiblement les seuls a nous embarquer dans cette voie... Nous commencons par traverser une riviere peu profonde, mais caillouteuse, puis de nombreux hameaux ruraux, dont les habitants s'etonnent de notre passage. Nous filons a travers la campagne, remues a chaque bosse, chaque trou sur le chemin, parfois serrant les fesses quand nous nous retrouvons embourbes dans la boue, avec les roues qui patinent... Heureusement que des gamins viennent nous aider a pousser le bus !
A 17h, nous tombons sur Kathmandou, une rue poussiereuse et polluee, un traffic nerveux : ca ne trompe pas ! C'est alors que le chauffeur ose demander une "surtaxe" pour avoir emprunte une ''route dangereuse''. Tous les passagers nepalais payent la ralonge tarifaire sans rechigner, mais nous nous y opposons, nous avions deja eu un surplus pour ''tarif touristique''. Il insiste, nous sommes fermes, et nous arrivons a la gare routiere a la recherche d'un autre bus pour un quartier calme de la capitale ou nous avons choisi d'aller dormir, Bodhnath : majeur lieu de culte pour les bouddhistes tibetains.
A suivre : Katmandou, et sa vallee !! fin du voyage !

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