Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 10:26
  Ola la compagnie

   Nous voila donc a Bangkok, etape-clef de notre periple, en "transit" !! Ne voyez la aucune allusion d'orde digestive, de ce cote-la tout va bien. Reprenons donc le recit ou nous l'avions laisse.

   Notre derniere pleine journee a Luang Prabang est consacree a ...rien de bien fondamental : se balader, profiter une derniere fois de cet eden touristique, si reposant, y prendre quelques photos, faire d'eventuelles dernieres emplettes, et "checker" (langage universel du voyageur, forcement en anglais) les horaires du bus du lendemain pour Vientiane. Ca n'a l'air de rien, comme ca, mais je peux vous assurer que tout cela remplit bien une journee de voyageur, si vous y additionnez les activites d'ordre fondamentalement necessaires, telles que l'alimentation, la recherche de toilettes, d'eau, et le dialogue !

   Le soir arrive, et est l'occasion d'une ultime rencontre avec Dida, notre copine laotienne, pour une ultime Beerlao, un ultime "Sabaidee" a sa famille (toujours affairee, le soir, a emballer les petites sucreries faites par la mere toute la journee et destinees a etre vendues le soir au marche : cet atelier emballage requisitionne toute la famille (oncles, freres, soeurs, cousins, vivant tous sous le meme toit). Ultimes discussions avec Dida, portant sur les themes habituels de pouvoirs d'achat compares, et de ses projets de vie (souvent contradictoires, entre l'envie de decouverte de l'occident et l'attachement a un mode de vie qui reste traditionnel, centre sur la famille)... Un au-revoir tardif, qui nous oblige a rentrer au pas de course a notre Guesthouse, forcement deja fermee puisque les laotiens tombent comme des mouches vers 22h !

   Lever tot le lendemain. 6h, avec pour objectif le bus de 7h30. Il nous faut recuperer nos vetements, laisses pour "Laundry" deux jours plus tot, et pour cela reveiller tout le monde, puis trouver de l'argent, car le porte monnaie est vide et ne nous permet pas de payer ce dernier long trajet au Laos (11h de bus en montagne). Je pars donc, transi par le froid matinal, a la recherche d'un "ATM" (traduire par "DAB" : Distributeur Automatique de Billets). Il fait presque nuit, je vois les premieres boutiques ouvrir, la vie reprendre, le temps se remettre en marche. Dans la rue principale, quelques vielles femmes sont assises, alignees sur le trottoir, en attendent le passage des bonzes, dans leur quete de nourriture quotidienne. Cette procession matinale est celebre (cf article sur Luang Prabang), et deja de nombreux touristes, photographes de l'extreme, ont degaine leur appareil photo pour immortaliser ces mamies et ces bonzes, si habitues a etre ainsi mitrailles par des occidentaux en quete de carte postale personnalisee... Dans ma quete d'argent, je croise une dizaine de jeunes bonzes, marchant en file, toujours pieds nus, dans leur quete de riz. Cette pensee m'amuse.

  Ma quete s'avere plus difficile que la leur (si on excepte les pieds et l'epaule nus, dans le froid matinal !) : le premier distributeur est vide, et le deuxieme clos. Je croise quelques touristes, comme moi perturbes par cette nouvelle quete vitale, ce geste de la Carte Bleue si habituel soudainement entrave ! L'affaire est serieuse : il nous faut des sous pour quitter la ville ! Nouvelle quete vitale. Je tombe sur Dany, de "Linda et Dany", de vieux amis de Delphes, dont nous savions la presence en Asie, et nous decidons de prendre le petit dej ensemble. Le premier bus est decrete rate. On attendra l'ouverture de l' ATM. Sauf que, patatras, le temps ayant repris ses droits depuis une bonne heure, l'attente de l'ATM n'est pas recompense, et nous risquons de louper le bus suivant aussi... Un tuk-tuk nous emmene vers un autre ATM, asses loin. Il s'avere lui aussi a sec. La menace d'une penurie de billets commence a assombrir le ciel sur Luang Prabang, avec tous ses touristes qui chaque jour y font circuler tant d'argent ! Vite, vite. retour en ville, et a la troisieme tentative je trouve une boutique qui accepte d'echanger les dollars que je lui propose. Vite, vite, on file vers la gare de bus, et vite, vite, Delphes achete des tickets tandis que j'enfourne les sacs dans les soutes. Quelle aventure ! (relative, certes, mais difficilesi tot le matin)

  Inconvenient : nos tickets sont parmis les derniers vendus pour ce bus, qui est pret a partir, et nous nous retrouvons sur la banquette arriere, la ou les oscillations, virages, et rebonds sont le plus ressentis, surtout dans un trajet tel que celui qui s'annonce, majoritairement montagneux ! Qui plus est, on comprend vite qu'il est moins honereux pour la compagnie de distribuer des sacs plastiques aux passagers que de changer les amortisseurs  ! Au bout de 10 minutes, on a deja bien mal au coeur, et au bout de 20, on a deja entendu 2 ou 3 passagers vomir allegrement dans leurs sachets. Delphes est bien mal, moi je subsiste un peu plus facilement...

   La route est magnifique...  mais seuls les passagers qui n'ont pas le mal des transports peuvent se permettre le luxe de regarder le paysage ! Montagnes russes, sur un matelas aquatique ! Bien dur, ce trajet... Une premiere pause me permet d'alle fouiller dans mon sac et d'en extraire du Motilium, qui nous permettra de lutter plus efficacement... Une deuxieme pause nouspermet de nous restaurer (delphes ne peut rien avaler). Puis plus de pause, alors que j'en espere une assez vivement durant les 3 dernieres heures : vessie sous haute pression. Je bondis hors du bus a l'arrivee de la gare de Vientiane, vers les toilettes... Je me console en me disant que je viens d'etablir un nouveau record personnel.

  Une nuit a Vientiane, dans l'hotel le plus pourri du pays. Puis nous voila arrives a notre dernier jour au Laos : celui du passage de la frontiere thailandaise, de l'autre cote du Mekong. Un bus nous emmene au "pont de l'amitie", recent, symbolisant l'union des deux pays, devenus copains comme cochon. Les contrats commerciaux aidant, evidemment. Nous voila de l'autre cote, en fin de matinee, a Nong Khai, bourgade thai paisible, reanimee grace a la construction du pont. De la, nous esperons repartir le soir meme, en train-couchette, pour Bangkok. Eh oui, premier element de contraste : le train existe en Thailande. Comme beaucoup d'autres choses, Delphes aura l'occasion de le decouvrir vite ! La modernite y surprend, de prime abord !! Certaine parties de Bangkok n'ont rien a envier a nos villes, sur ce plan.

   Malheureusement, les places restantes dans le train sont assises : couchettes "full" ! Tant pis. On en a vu d'autres : motives a l'idee d'etre a Bangkok le lendemain, nous voila prets a affronter une nuit de merde dans un train ! Il nous reste quelques heures : promenade dans le quartier du marche de Nong Khai, ou nous nous retrouvons ahuris, ebetes, devant les boutiques exposant tant de gadgets, concentres de modernite !! Comme deux beaux culs-terreux sortis du cul du monde (veuillez pardonner ces redondances familieres) ! Petite transition entre Vientiane et Bangkok.

   Je dors 1h30 sur les 13 que nous passons dans ce train, durant cette nuit de transport... Delphes pas tellement plus... Les fenetres ne ferment pas, les sieges sont assez moyens, la lumiere est un peu forte... Nous arrivons vers 7h le matin a Bangkok, agards, les yeux vitreux, le teint fade. Heureusement, la ville n'est pas encore bien eveillee, en ce jour de week-end (autre concept moderne absent ailleurs), et l'agression limitee. Un tuk-tuk nous emmene a vive allure vers Khao San Road, le quartier des back-packers. Un quartier completement indefinissable, ou le touriste trouve tout, notamment de nombreux congeneres, en quantite ; un cafarnaum agglomere qui devient vite insupportable tant il est bruyant et agressif, et tant la connerie occidentale y est concentree... Toujours est-il que nous decidons d'y passer quelques jours pour trouver tout ce dont on a besoin, et organiser la suite. Comme tout le monde !

   En l'occurence : faire visas birman et indien, trouver des billets d'avion pour la birmanie (frontieres terrestres depuis longtemps fermees), plus quelques achats necessaires pour la suite du periple (lonely planet, pharmacie, ...), et d'autres pour un colis postal perso, et enfin : massages !
   Beau programme, bien entamme, puisque nous sommes a Bangkok depuis maintenant 3 jours. Encore demain, et nous prenons un nouveau train de nuit, pour le sud : Kho Lanta, une belle ile tres connue depuis qu'une emission debile a pris son nom, et ou on devrait retrouver une connaissance rencontree en thailande en 2006, Juliette. Programme (osai-je...?) : soleil et plage !


  Voila !!!

  Tout va donc tres bien pour nous, continuez a nous donner de vos nouvelles !!
                                                                                          a plus...
Par delftom
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Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /Jan /2009 05:28

   Sabaidee !


   Ca fait un bail qu’on n’a pas donne de nouvelles…
Reprenons le recit ou il s’etait arrete !


   Nous sommes le 8 janvier (Ana fete ses 28 ans dans la neige), a Vientiane. Apres une nuit reparatrice dans un hotel potable qu’on a fini par trouver (tout est cher a Vientiane), nous decidons de passer la journee dans cette capitale reputee si calme, et de filer pour Luang Prabang avec un bus de nuit, le soir venu. La visite de Vientiane est classique, et facilitee par le fait que je connaisse les lieux : deux beaux velos de location nous emmenent visiter le temple Si Saket, magnifique, le plus ancien de la ville encore debout, avec son etonnant cloitre abritant une belle quantite de statues de Bouddha, puis l’Arc de Triomphe, dont l’influence francaise est palpable, sur la route du Pha That Luang, le temple dont les laotiens sont si fiers, embleme national, mais pas si beau que ca. L’interet de Vientiane, a priori, reside plutot dans son caractere si calme, et son quartier ancien, avec ses petites maisons coloniales, et ses restos pour expats et backpakers. Flaner et siroter un jus de fruit (Mixed fruits shake) sur les terrases des petits restaus locaux au bord du Mekong constitue une douce experience.


   Le bus... encore une aventure en soi ! Une epreuve, surtout. Bien qu'il soit un de ces "VIP" bus (pas le choix, d'ailleurs), le confort n'est pas au rendez-vous, les normes locales ne prenant pas en compte les jambes des passagers de plus de 1m70, et les sieges ne s'inclinant pas tous correctement. Je ne vais pas m'etendre sur le sujet, de peur de passer pour des passagers exigeants (n'oublions pas qu'on est au Laos...) ! Imaginez juste le VIP bus paimpant se mettant a cracher a l'interieur une enorme fumee opaque et nauseabonde, chargee de teintes metalliques et de plastique chaud...


   Bref. Apres quelques pannes et pauses pipi, et 11 heures sans vrai sommeil, nous voila a la station de bus de Luang Prabang. Les premieres sensations, les yeux a peine decolles, ne sont pas tres engageantes : une epaisse brume, accompagnee d'une temperature proche de 10 degres (humide...), vient nous glacer au reveil... La sensation de gel generalise s'intensifie quand on monte sur le tuk-tuk qui nous amene en ville, nous exposant bien au vent. On a eu mieux, comme reveil.


   Un petit dej sur la premiere terrasse venue nous avertit : la vie du touriste peut etre tres chere a Luang Prabang ! Il va nous falloir trouver quelques bonnes adresses, etablir nos reperes... Vient ensuite la quete de la guesthouse, qui nous prend une bonne heure, charges comme des mulets (petits mulets). La encore, on constate l'augmentation des tarifs, bien sensible... Et enfin, on pose nos sacs... Douche, pipi, repos... Il nous faut attendre encore une heure ou deux avant que la brume ne daigne se lever, et reveler le vrai visage de Luang Prabang, ce beau visage que j'ai encore en memoire 2 ans et demi apres, celui d'une magnifique petite ville ou il fait bon passer quelques journees calmes et emerveillees ! Si, si.


   Cette premiere journee n'est pas nerveuse, vu le manque de sommeil subi. Visites de base, petit tour du centre si mignon. Les journees suivantes le sont un peu plus, mais tres moderement : Luang Prabang incite au calme et a la contemplation ! Nous visitons quelques uns des 32 temples de la ville (pas plus, pourtant, de 25000 habitants), dont certains sont de vrais bijoux ! Autant dire que l'essentiel du patrimoine laotien est ici. Architectural, en tout cas. Ces premiers jours a Luang Prabang sont l'occasion de retrouvailles avec Dida, une jeune Lao que j'avais rencontree la en 2006, et avec qui j'ai reussi a garder contact ; elle est depuis devenue une de ces multiples guides, dont les compagnies locales ont besoin pour promener les touristes. On aura plus tard l'occasion de se rendre compte que la fonction de guide peut se resumer a la langue anglaise pratiquee, et le reflexe de signaler aux touristes les lieux et moment ou ils doivent payer, faire pipi, ou prendre des photos ! La formation ne semble pas inclure les elements historiques et politiques qui peuvent aider a comprendre le pays...
   Bref. Dida est un personnage sympathique, enjoue, dynamique, et quelque peu tetu. On a l'occasion pendant ces quelques jours a Luang Prabang de faire quelques decouvertes en sa compagnie, rarement gratuites malheureusement : comme toujours, une personne locale a peine a s'imaginer qu'un occidental puisse voyager avec un budget limite, meme lorsqu'il vadrouille durant 5 mois sans gagner de sous. Ce probleme de l'argent, et de la difference (notoire !) de pouvoir d'achat souvent simplement du a l'injuste jeu des changes, toujours en notre faveur, vient souvent parasiter nos relations avec les locaux, meme lorsqu'elles sont amicales... C'est decevant, mais tout a fait logique. On peut ainsi tout a fait passer une journee entiere avec Dida en s'amusant, se baladant, se racontant un paquet d'histoires, discutant meme un peu de son pays, et du notre, et achever la journee sur une deception, au moment de payer quelque chose : notre argent ne lui inspire pas le meme respect que le sien. Bref ! La soiree en discotheque locale avec Dida et ses amis reste memorable...


   Luang Prabang... Evidemment, quelques changements ont survenu depuis mon dernier passage (tarifs superieurs, nombreuses nouvelles belles boutiques de tissus, artisanat chic, et nouveaux beaux hotels partout, qui restent tres typiques, respectant les closes en vigueur depuis l'inscription de la ville au patrimoine mondial par l'UNESCO...). Mais globalement, et malgre le flux incessant de touristes sans doute de plus en plus nombreux, l'ambiance reste la meme. Et il est bon d'y passer quelques jours a flaner, se reposer, deguster la relation avec les habitants toujours indemne de tensions, ou meme d'indifference : le temperament Lao semble persister malgre l'importante circulation de dollars et de si indiscretes anglaises en jupes et lunettes de mouches, le sourire reste la ponctuation de tout echange, on en supporte meme les tentatives repetees et insistantes des Tuk-tuk de nous faire visiter les "Waterfall" du coin, ou a nous vendre de la Marijuana. Le coeur de Luang Prabang reste cette presqu'ile d'architecture coloniale francaise mignonette, tres arboree (cocotiers, frangipaniers, bananiers...), ou on croise un peu partout un temple, et ses inevitables apprentis Bonzes. La carte postale est quasi permanente, et meme la plupart des touristes les plus cons en deviennent calmes et supportables ! Une therapie contre la nervosite, en somme. D'autant que la connection a internet est de meilleure qualite ici, on passe donc moins d'heures a s'acharner sur les ordis pour charger 3 photos sur un blog !!


   Apres 3 ou 4 jours passes ici (pas envie de compter), nous nous decidons a monter un peu plus au nord, le long de la Nam Ou (riviere "Ou"), zone que je connais aussi et dont j'avais ramene quelques tres bons souvenirs. Nous nous levons tot, et c'est l'occasion d'assister a la reputee quete matinale des bonzes -nombreux ici !!!- au balcon de notre petite guesthouse. Un Soungtaaw (sorte de taxi-brousse asiatique, deux banquettes remplacant la remorque d'une camionnette) nous emmene a Niang Khaw (pour eviter 5 ou 6 heures de navigation un peu chere, qu'on fera au retour), et c'est pour nous l'occasion d'utiliser nos capes de pluies, pour couper un peu ce vent matinal glacial qui paralyse chacun. Croyez nous si vous voulez, mais il fait frisquet dans le nord du Laos a cette saison !! Nous empruntons la une petite embarquation qui nous emmene a une heure et demie de la, en amont, a Muong Ngoy Neua. Ce village, isole des routes et du reseau electrique, borde la Nam Ou sur 200 metres, et c'est un petit havre de repos pour les backpackers, ou on passe son temps a se balader dans les rizieres environnantes, regarder les pecheurs recoudre leurs filets, ou admirer simplement le paysage montagneux environnant, et sa riche vegetation tropicale... Nous y passons deux nuits, entrecoupees d'une journee de promenade vers les petits villages alentours. Charmant !


   Transits par le froid matinal et nocturne, nous decidons malgre tout de ne pas nous eterniser dans le coin. D'apres nos "plans", il nous reste moins d'une semaine au Laos, puisqu'on s'est imposes de passer la frontiere avant le 19 janvier (un paquet de formalites et achats nous attendent a Bangkok, et tout le temps passe ici sera du temps en moins en Inde), limitant le sejour au Laos a 3 semaines. Decision est prise : nous redescendons a Luang Prabang, par voie fluviale. Cette descente de la Nam Ou est magnifique, elle debouche sur une heure de navigation sur le Mekong, moins beau a cet endroit car tres large. La Nam Ou, en revanche, et une riviere peu importante, d'une vingtaine de metres de large en moyenne, lezardant entre des petits massifs couverts de foret dense (ou brulee) et de teks fraichement replantes (ouf !), et nous offrant la rencontre de nombreuses barques de pecheurs et de petits villages dont on surprend des tranches de vie de quelques habitants en passant : toilette a la riviere, jeux aquatiques des enfants, peche... Le paysage est grandiose...


   Nous revoila a Luang Prabang, il semble y faire un peu moins froid que plus haut... Nous renouons avec la ville-bijou, et decidons d'y passer deux nuits, avant de repartir pour Vientiane, d'ou nous partirons pour la Thailande ! Nous voila Jeudi, il nous reste cette pleine journee a Luang Prabang, celle de demain sur la route, et apres-demain sera un nouveau passage de frontiere !!


    L'aventure continue, a bientot !



un lien vers l'article que j'avais pondu ici en 2006 :

http://asiatom.over-blog.com/article-2456126.html

Par delftom
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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /Jan /2009 12:47

    Sabaidee !

   Quelques nouvelles, puisque nous voila dans la capitale, ou les cyber-cafes sont nombreux. 

   De Pakse, nous avons decide de partir pour Tha Khaek, plus au Nord. Cette etape representait l’interet d’une escale a mi-chemin entre Pakse et Vientiane, la capitale, et celui de visiter la campagne environnante, supposee magnifique.
   Nous voila donc prets, dimanche matin, pour un trajet de 6-7h en bus (350 bornes). Le bus est magnifique, semble flambant-neuf, repeint avec des couleurs et motifs criards que les locaux semblent apprecier, de type "manga a la con". Le trajet, finalement, prend des allures de croisiere sur le Nil, avec le Nil en moins : 40 km/h de moyenne, avec des pauses regulieres, parfois interminables. Bilan, bien que la route soit partout tres bonne sur cet axe majeur qui longe le Mekong, et que le bus soit comme neuf : plus de 9h de trajet... Comme toujours dans ces cas-la, et surtout depuis que la tourista m'a fait perdre quelques kilos, j'ai tres mal au cul. Il y a des choses comme ca auxquelles on s'habitue difficilement.

   Nous arrivons donc a Tha Khaek le soir, ce qui est souvent emmerdant. D'autant que dans ce cas on arrive dans un ville de taille modeste, avec une offre hoteliere tres limitee mais pas pour autant peu chere, et eparse, si bien que nous perdons une heure a trouver une pension. Les sacs semblent de plus en plus lourds !

   Le lendemain, nous partons a la recherche d'une moto, pour visiter les alentours. Le loueur est dur en affaires : comme pour tout au Laos, visiblement (hotellerie, locations diverses, alimentation...), tous les commercants alignent leurs tarifs dans une fourchette assez haute, et il nous est souvent difficile de discuter les prix. La moto nous coute ainsi deux fois plus cher qu'au Cambodge.
   C'est parti pour quelques heures de balade dans de magnifiques paysages : multiples formations karstiques, en "pains de sucre", du meme genre que ceux qui rendent la baie d'Halong si belle... La route serpente au milieu de ces rochers verticaux geants, noirs, couverts a leur sommet d'une vegetation dense, et cachant en leur sein de multiples grottes. La visite de deux d'entre elles nous enchante : la fraicheur y est au rendez-vous... L'une d'elle heberge quelques statues de Bouddha, comme c'est souvent la coutume, les grottes etant souvent considerees comme des lieux magiques et sacres...
   On emprunte une petite route qui semble contourner, a travers la vegetation, une chaine de 3 ou 4 de ces pains de sucre, et on y decouvre quelques villages bien agreables... Comme toujours, hors des villes, le temps semble s'etre arrete. Les gens vivent dans un rythme qui nous est totalement etranger : chacun semble prendre le temps de faire ce qu'il a a faire... Que ce soit pour la toilette au bord de la riviere, la peche, le jeu, les gestes sont toujours paisibles, appliques. On prend le temps de vivre... Les enfant courent a notre rencontre, avec leurs habituels "Sabaidee !" chantes en choeur. Les adultes nous adressent un sourire complice, et le visage s'ouvrant nous envoie son "Sabaidee" si accueillant. Nous sommes emerveilles !!

   L'heure tourne, la fatigue, comme toujours lors de ces virees a moto, commence a se faire sentir, et il est temps de se rendre compte qu'on a oublie de manger. Retour a Tha Khaek.
   De petits en-cas nous ravigorent, vendus par les petits marchands ambulants de postant en bordure de Mekong en fin de journee. L'occasion de boire une Beerlao, l'institution laotienne. Cette biere est bue partout, toute la journee, et le trafic de caisses jaunes a tete de tigre est incessant ! Les derniers rayons de soleil achevent de nous rechauffer, nous savourons nos derniers instants a Tha Khaek. Demain sera une nouvelle journee de bus, vers Vientiane, cette fois. Nous allons quitter le sud du Laos pour de bon, et nous engager sur des voies que j'ai parcourues, il y a deux ans et demi.

   Mardi. Le reveil a sonne plus tot que d'habitude, nous nous sommes resolus a prendre des precautions pour eviter d'arriver a destination a l'heure ou tout ferme, comme ce fut le cas pour Tha Khaek. Les heures de bus sont suffisamment fatigantes, pour ne pas en plus galerer une heure ou deux a l'arrivee pour savoir ou on va pouvoir poser son sac... Le bus est beaucoup moins confortable que le precedent, mais roule a allure normale ! On apprecie presque de crever de chaud dans ce bus dont le confort est a peu pres ce qu'on imagine etre la norme locale, tant les clims des bus plus recents nous enervent et rendent malades... Nous voila a Vientiane, capitale du Laos.

               ...a suivre...

Par delftom
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Samedi 3 janvier 2009 6 03 /01 /Jan /2009 11:27

   Bonjour et merci d'etre toujours fideles a nos aventures! (c'est Delphes aujourd'hui)

   Tout de suite, sur le vif, nos impressions, a chaud, de ces 3 derniers jours passes.

   Nous voici, le 1er janvier 2009, a moto, en route pour 3 jours, 2 nuits, dans le Plateau des Boloven, ou les Francais (cocorico!) y implanterent le cafe, au debut du 20eme, et que les cultures Alak et  Katu continuent , aujourd'hui, a faire pousser.
   Pour les connaisseurs, du Robusta et de l'Arabica poussent sur ces terres d'altitude, et meme en tant que fins buveurs exclusifs de The, nous n'avons pas pu echapper au petit cafe, et je dois avouer qu'on l'a bien apprecie!

   Le premier jour, nous parcourons 90 km sur une route bitumee en bon etat,de Pakse a Tad Lo, un village charmant dans le quel nous admirons une jolie chute d'eau, et, pour mon plus grand plaisir, deux elephants et leurs cornacs, en pleine toilette dans la riviere...
   La route pour y parvenir est bordee de plantations de cafe aux grains colores, de gamins qui nous saluent :''Sabaydee!!!'',de la musique tres forte nous parvient de bafles saturees que des familles ont installe devant chez elles,des gens dansent devant, et nous, on se demande comment ils font! Le niveau sonore est tres eleve et surtout, le meme fond de synthetiseur agremente d'une voix aigue feminine ou masculine, n'est pas supportable plus de 10 minutes!
   Le relief alentour se fond dans un decor brumeux aux teintes bleutees, le ciel est charge: il parait que nous recevons la ''queue d'un typhon''.Nous sentons que nous sommes en altitude, il y fait plus frais!

   Le second jour, nous partons de Tad Lo en empruntant une route de terre rouge un peu plus chaotique, mais du coup mois frequentee par les grosses voitures qui ne manquent pas, a chaque fois, de nous etouffer et de nous aveugler de poussiere apres leur passage en 4 eme vitesse.
   Nous traversons des villages recules, visiblement pauvres, ou vivent des minorites ethniques, au regard intimide, mais toujours avec des gamins qui nous helent  en stoppant leur activite du moment pour nous saluer...Certaines femmes portent une sarong differente des villes alentours, certaines fument le cigare,roule dans une grosse feuille , ou la pipe faite dans un bambou de gros diametre (10cm?).
   Apres quelques heures de route, nous avons bien mal aux fesses, et nous arrivons a nouveau sur du goudron,  a Sekong, pour faire le tour du marche, qui n'a aucun attrait particulier, et pour visiter un centre de deminage laotien.
   En entrant dans ce centre, deux obus enormes nous accueillent tels des gardiens, et nous apercevons, au loin, des hommes en uniforme, en train de jouer a la petanque!Encore un heritage de l'epoque francaise!

   Sans aucune explication, nous observons le fruit de leur travail expose dans une vitrine delabree: des grenades, des mines anti-personnel, et autres engins de guerre, en provenance des Etats-Unis et datant de la periode des combats entre les Vietnamiens et les Americains.

   Sekong est une ville ''tentaculaire'',  faite de longues routes paralleles a la riviere du meme nom, faiblement peuplees,  et peu accueillante, a notre gout, nous decidons donc de ne pas rester dormir, d'autant qu'il n'est que midi et demi.Finalement, nous dejeunons encore un plat mal prepare (gingembre frais non epluche, coupe en tranches de 2 cm de large avec du poulet, pardon, j'aurais du dire, de la peau de poulet!) , puis nous partons pour  un point de chute a 30 km et des bungalows pres d'une jolie cascade.Finalement, la jolie cascade n'est pas si terrible, et nous souhaitons continuer notre route.

   Nous entamons la suite de notre escapade sur une piste magnifique, dans la jungle, ou quelques village eparses nous donnent des signes de vie huimaine et de jolis sourires laotiens.

   Mais soudain, nos yeux , rives sans cesse sur le paysage a la vegetation intense, se posent instinctivement sur le voyant du reservoir d'essence...Nous sommes en pleine jungle, et nous allons visiblement manquer d'essence dans peu de temps!!!
   Le peu de personnes que nous croisons n'est pas la pour nous rassurer sur une eventuelle station d'essence locale avant une bonne dizaine de km, et 10 km de piste en cote, a deux sur la moto 110cc qui peine de plus en plus.
   Il est deja 16h, et la nuit tombe a 17h30.Et surtout nous ne croisons personne avec une moto, a part qq villageois a velo, ne parlant pas un mot d'anglais...
   Nous decidons,en voyant un pere de famille avec ses deux gamins pres d'une moto, de mimer ce qu'il nous faut, en soulevant le siege de la moto et en montrant le reservoir...Il decide de nous aider, il est d'accord pour nous siphoner 1L d'essence depuis sa moto...mais nous n'avons pas de tuyau.Il bricole sa moto, souffle dans le reservoir pour en faire sortir qq gouttes en une demi heure... puis soudain, il arrache un cable malencontreusement, et  c'est la grosse fuite d'essence, nous tentons de rattrapper ce qui s'en echappe, il arrache le carter de sa moto, et nous en recuperons ainsi 1L, ouf!
Mais le probleme est qu'il ne parvenait plus a redemarrer sa moto suite a cet evenement.Nous le laissons tout de meme avec sa reparation, ses marmots et son sourire, et quelques kip ( monnaie locale) en guise de remerciement.
   La route est effectivement longue jusqu'au village offrant la possibilte de faire le plein.Sans ce gentil laotien, nous serions reellement tombes en panne d'essence en pleine jungle.

   La nuit tombe, et la temperature ambiante avec elle.Nous roulons ainsi, de nuit, pendant une bonne heure, grelotants,les doigts de Tom tetanises sur le guidon de la moto,jusqu'a Paksong, la capitale du cafe lao, ou nous pourrons dormir apres avoir bu une bonne soupe de nouille bien chaude.Ouf!

   Le troisieme jour, ce matin, nous sommes reveilles a 6h45 par un curieux petit cri, ressemblant a un son de pipo a coulisse se terminant par un rire saccade rapide, qui nous communique litteralement un rire spontane...
Nous observons, par la fenetre de notre chambre, deux singes gibbons en liberte en train de faire des bonds d'une grande agilite dans un arbre en face de nous.
   Nous sautons du lit et nous allons les voir de plus pres...Ils sont assez sauvages mais apprecient bien qu'on leur tende des fruits a grignoter.

   Nous repartons apres le petit dej' pris au marche local, en humant la douce odeur de cafe fraichement torrefie, pour visiter deux cascades de plus de 100m de haut, et prendre qq photos des nombreuses maisons devant lesquelles sechent des grains de cafe aux couleurs vertes, rouges ou noires.

   Nous voici de retour a Pakse, sales mais satisfaits de ce joli periple aux multiples aspects.

   Demain, depart le matin pour une ville plus au Nord, Tha Khaek, d'ou nous devrions decouvrir des grottes et un paysage marque par la presence geologique de formations karstiques.

                            A bientot !





Par delftom
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Mercredi 31 décembre 2008 3 31 /12 /Déc /2008 09:59

Rrroooooh... on a failli oublier :

   meilleurs voeux a toutes et a tous !!!
On pense bien a vous (tous, si, si) ! Le nouvel an passe un peu inapercu ici... Profitez bien de toutes les retrouvailles que permet ce genre de fete chez nous !

 
     plein de bises...

Par delftom
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